Messieurs les ministres,

Monsieur le Président de LIDE

Mesdames et messieurs

Chers confrères,

C’est pour la CGEM, que je préside, un plaisir de recevoir une délégation aussi importante d’opérateurs économiques et institutionnels Brésiliens. C’est aussi avec satisfaction que je remarque l’intérêt massif exprimé par mes confrères marocains ainsi que par des membres du gouvernement et acteurs institutionnels.

Pour le Maroc, pays traditionnellement orienté vers l’Europe et l’Afrique pour ses relations économiques, ce forum est une occasion de diversifier ses marchés, d’attirer des investissements et surtout de connaître votre pays et faire connaître le nôtre.

Certes, les relations entre le Royaume du Maroc ne datent pas d’aujourd’hui et l’on trouve les traces de la présence d’une communauté marocaine au Brésil au 18e siècle déjà. Il y a également, dans l’Etat d’Amapa, une ville qui s’appelle Mazagao, créée par une communauté de Marocains et Portugais déportées de la ville Marocaines de Mazagan.

Par ailleurs, le Maroc a été le premier pays d’Afrique à reconnaître l’indépendance du Brésil et en 1890 déjà, Tanger accueillait un Consul brésilien. C’est dire, si les 7600 Km qui nous séparent n’ont pas empêché nos deux nations de tisser des relations aussi diplomatiques que culturelles.

En revanche et tout naturellement, du fait de la distance, les relations commerciales et financières entre les tissus économiques et nos deux pays restent timides. Le Maroc est le 29e partenaire économique du Brésil alors que votre pays se classe au 10e rang de nos échanges extérieurs. Petite satisfaction toutefois, la balance commerciale du Maroc avec le Brésil est excédentaire de 450 millions de dollars. Merci les phosphates !

Mesdames et messieurs,

Le monde change, et le Maroc bouge. Nos relations commerciales ne peuvent se limiter aux échanges de produits miniers, agricoles au agro-industriels seulement. Nos relations commerciales doivent non seulement englober un champ plus large d’échange de produits et services, mais également s’étendre à une création de valeur ajoutée partagée, à travers l’investissement et le co-investissement.

Aujourd’hui, le Maroc se positionne à la fois comme nation industrielle émergente, comme terre d’agriculture intensive, mais également comme leader en Afrique des énergies renouvelables, entre autres. Les plans sectoriels lancés par le pays et dont vous aurez un aperçu au cours de ce forum ouvrent la porte à un très large éventail d’opportunités d’investissement.

Ce potentiel est renforcé par un positionnement économique du Maroc, entamé dès les années 80 avec un libéralisme assumé et réfléchi qui nous positionne aujourd’hui à la fois comme hub vers plusieurs pays méditerranées mais également et surtout vers l’Afrique de l’ouest.

Le Maroc a, en effet, signé des accords de libre-échange avec 35 pays ce ouvre aux investissements locaux l’accès à un marché totalisant 1 milliards d’habitants. De nombreux groupes étrangers Américains, Japonais, Français sont implantés au Maroc dans les domaines de l’automobile, de l’aéronautique ou de l’électronique. A titre d’exemple, Sumitomo possède 8 usines de fabrication de câblage et Lear Corporation en est à sa 4e unité. Des composants pour Airbus et Boeing sont produit au Maroc. Renault, possède à Tanger, l’une de ses plus grosses unités opérant en dehors du territoire français. Mitsubishi s’apprête à réaliser chez nous son plus important investissement en Afrique au cours des mois à venir.

A côté de cela, nos entreprises disposent d’une véritable expertise sur les marchés africains ou des opérateurs dans le domaine de la construction, du ciment, des télécoms, du BTP, du génie civil et de l’agro-alimentaire participent à la construction des infrastructures économiques de plus d’une douzaine de pays. A côté de cela, nos banques et assurances forment aujourd’hui le second réseau financier africain

Mesdames, messieurs,

Je ne voudrais pas en dire plus et laisser nos intervenants mettre l’accent sur les potentialités existantes. Mon espoir est que le forum se matérialise par des partenariats industriels ou chaque pays trouverait l’occasion d’accroître sa création de valeur.je souhaite bons travaux aux participants et vous remercie pour votre attention.

 

Partager
Voir plus