Messieurs les ministres,

Chers Confrères

Mesdames, Messieurs,

 

Permettez-nous, à M. Mohamed Talal et moi-même, binôme candidat à l’élection présidentielle de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, de soumettre à l’appréciation de cette Assemblée Générale Elective les axes de notre programme pour le mandat 2015-2018.

Ce programme s’inscrit dans la continuité du précédent mais avec des ambitions supplémentaires fortes. Il est porté par une vision claire visant à renforcer nos entreprises et leur permettre d’ancrer leur contribution au développement de la société marocaine à travers ses dimensions économiques et sociales.

L’entreprise, ne l’oublions pas est une communauté de personnes et de biens visant un même objectif : produire des biens et services pour créer de la valeur ajoutée et de la richesse locale.  Entreprendre est également un acte noble, car il suppose une prise de risque et une responsabilité envers la société : celle de créer et de maintenir des emplois qui font vivre des millions familles.  

L’entreprise marocaine, enfin, et particulièrement l’industrie, est le garant de la solidité de l’économie et un rempart contre la hausse vertigineuse des importations.  

Mais l’entreprise est également cet acteur économique qui interagit avec son environnement extérieur, ses clients, ses fournisseurs, l’administration et les partenaires sociaux. Dans ce cadre-là, l’entreprise doit bénéficier d’un climat adéquat pour pouvoir fonctionner de manière optimale :

• Prospecter des marchés…au lieu de s’essouffler à se faire payer ;

• innover et se développer…au lieu de perdre son énergie en démarches et procédures d’un autre temps ;

• faire profiter ses salariés de la croissance… en mettant la responsabilité sociale en avant… au lieu d’être confronté à des grèves sauvages déstabilisatrices.

 

Si au cours du mandat précédent une bonne partie de nos efforts ont été consacrés, avec succès, à remettre l’entreprise sur les rails de la normalité et à ouvrir de nouvelles perspectives d’évolution pour elle. Aujourd’hui, il faut passer à l’étape supérieure : Nous voulons des entreprises fortes, des entreprises modernes, des entreprises respectées et responsables, des entreprises qui évoluent, non seulement au Maroc mais également qui rayonnent à l’étranger.

 

C’est en ce sens que notre vision pour le prochain mandat porte sur trois messages clés : l’Inclusion, la Compétitivité et la croissance 

 

L’inclusion est pour l’économie et l’entreprise marocaine une nécessité. Inclusion régionale d’abord, car 49% du PIB reste généré par 4 régions du Royaume seulement. Le Maroc a besoin de régions fortes, donc d’entreprises fortes et de tissus économiques régionaux structurés et ayant accès aux carnets de commande.

 

L’inclusion par la taille également, pour que les PME et les TPE trouvent la place qui leur revient et partagent les fruits de la croissance. En Allemagne, par exemple, les PME pèsent pour 30% du PIB et fournissent les deux tiers de l’emploi salarié. Au Maroc aussi, nous voulons des PME prospères, des PME qui créent de la croissance et des emplois pérennes, des PME qui viendraient renforcer l’industrie marocaine. 

L’inclusion par l’intégration, enfin, parce qu’il faut que le tissu informel organisé cesse de détruire de la richesse et réintègre les rangs de la transparence et du droit.

La compétitivité, quant à elle, tiendra une place primordiale dans l’agenda de la CGEM au cours des trois prochaines années. Il y a un an, le Maroc gagnait 5 places dans l’indice mondial. C’est bien mais nous pouvons mieux faire qu’une 72e place dans l’économie mondiale. Nous pouvons mieux faire aussi car il faut encourager l’investissement industriel et l’innovation, adapter la fiscalité aux recommandations issues de ses assises, réduire le poids de l’énergie, renforcer les normes et lutter contre la contrebande, entre autres. Les chantiers sont nombreux, nous les avons d’ailleurs illustrés avec une étude, nous allons nous employer avec votre soutien à toutes et à tous, entreprises, gouvernement et partenaires sociaux, à les faire aboutir.

La croissance, enfin. Il n’y a point de salut, ni de créations d’emplois sans croissance. Il faudra aller la chercher avec force sur le marché local en créant de nouvelles chaînes de valeur où les PME/PMI seraient arrimées aux Grandes entreprises et en donnant davantage sa chance à l’entreprise de Droit marocain dans la commande publique. Il faudra également et ensuite pousser nos PME à s’internationaliser davantage et œuvrer à une réelle intégration régionale et continentale.

Mesdames, messieurs,

Je ne vais pas m’étendre sur les lignes de ce programme qui comporte 7 axes déclinés en 26 mesures prioritaires. Avant de passer la parole à M. Talal, je voudrais vous dire que notre engagement sera égal à notre nature, sincère, permanent et sans faille tout au long du mandat à venir, pour servir l’entreprise marocaine…comme il l’a été d’ailleurs durant les 3 années passées.

 

Je vous remercie

 

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