Monsieur le Président de la république du Mali,

Messieurs les ministres,

Monsieur le Président du Conseil national du patronat du Mali ,

Mesdames, messieurs,

Il y a moins de deux mois, je foulais le sol de votre pays en compagnie d’une délégation d’hommes d’affaires Marocains, dans le cadre de la tournée africaine qu’avait entrepris Sa Majesté Mohammed VI. J’ai le plaisir et l’honneur de visiter à nouveau ce pays, à l’égard duquel je porte une affection particulière et j’aimerais, au nom de la délégation marocaine que je préside, vous remercier pour votre invitation et votre chaleureux accueil.

Il y a deux mois, nous avons entamé les bases d’une coopération économique directe entre les opérateurs privés en signant une convention pour la création d’un Conseil d’affaires Marocco-Malien. Je pense qu’il est aujourd’hui temps de donner corps à la dynamique des affaires entre les deux pays et je suis ravie de vous annoncer une première bonne nouvelle: le gouvernement du Maroc vient tout juste d’adopter en Conseil, le jeudi 8 mai, la convention portant sur la non-double imposition entre le Maroc et le mali.

Aujourd’hui il s’agit d’aller de l’avant. Et aller de l’avant c’est d’abord et avant tout chercher des opportunités de co-investissement entre nos deux pays. Certes le commerce n’est pas négligeable non plus mais la véritable dynamique économique réside dans l’investissement productif, le développement de filières industrielles, créant de la valeur ajoutée locale produite par des compétences locales. Je recommande que nos deux organismes mettent en place une banque de projets d’investissement où nos hommes d’affaires trouveraient des opportunités de création de richesses et d’emploi, bénéfiques pour nos deux pays.

A cet effet, les domaines potentiels à explorer sont nombreux. Le mali est un pays où l’agriculture fournit près de 40% du PIB. Elle peut faire mieux, grâce à l’intégration, l’agrégation et le développement de filières agro-industrielles. C’est la logique que le Royaume a retenu avec le «Plan Maroc vert» dont vous aurez l’occasion de découvrir les grandes lignes au cours de ce forum.

D’autre part, le Mali dont l’industrie représente 22% du PIB se doit d’offrir à son économie les infrastructures logistiques et techniques dans le cadre d’un développement régional harmonieux.         

Il faut désenclaver et connecter le pays aux grandes routes du commerce. En cela, nous sommes prêts à partager notre savoir-faire et aider à l’émergence d’entreprises maliennes à dimension régionale. Nos routes, nos autoroutes, nos barrages, nos ports et aéroports ont été construits par les entreprises marocaines qui opèrent par ailleurs dans plusieurs pays d’Afrique.

De même, le Maroc peut partager son expérience en matière de mise en place de filières intégrées, dans des domaines tels que l’immobilier, le BTP, le tourisme, l’industrie pharmaceutique ou encore les IMME.

Enfin, le Mali a une population jeune, dont la moitié à moins de 15 ans. Notre ambition est de voir se développer, ici au Mali, les conditions idoines pour le développement d’une filière de formation professionnelle, orientée vers les besoins de l’entreprise, et qui serait la pépinière d’un tissu économique en plein essor. Le Maroc dispose à cet effet d’une expérience réussie de plus de 30 ans en la matière et sera honoré de contribuer à la transmission de ce savoir-faire.

 

Monsieur le Président Mesdames, messieurs

Le Maroc a toujours eu pour souci de sauvegarder l’unité territoriale et la stabilité du Mali et l’a démontré à travers les démarches de médiation qu’il a entreprises au cours des derniers mois.

Les entreprises marocaines, pour leur part, ont un devoir, celui de faire en sorte de créer de la croissance conjointe et des richesses partagées. Les conditions sont aujourd’hui réunies.

Faisons en sorte que les actes aillent au-delà des intentions. Place aux affaires.

 

Miriem Bensalah-Chaqroun

Présidente de la CGEM

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