Présentant les principales hypothèses du projet de Loi de finances 2015, devant un parterre de lauréats de l’Association du MBA de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC), initiatrice de cette rencontre tenue sous le thème « Enjeux et défis de l’Economie nationale », le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé du budget, Driss El Azami El Idrissi a fait savoir que cet objectif de croissance est fixé sur la base d'un cours moyen de pétrole de 103 $ le baril et un déficit budgétaire de 4,3 %. Il a par la même occasion précisé que l’accent sera mis l’année prochaine sur la relance de la croissance et le soutien à l’investissement privé tout en élargissant les filets de protection sociale.

Promotion de l'entreprise et de l'emploi

M. El Idrissi a également fait savoir que ce projet prévoit des mesures à même d’encourager la Petite et Moyenne Entreprise (PME) et de favoriser la création d’emplois. Ainsi, un Fonds de développement industriel et d’investissement sera mis en place, alors que des mesures fiscales seront prises fixant, notamment, les minimas pour faire bénéficier les entreprises d’exonérations dans le cadre des conventions d’investissement signées avec l’Etat, tout en maintenant l’effort d’investissement public, qui sera de l’ordre de 189 MMDH. « Dans le cadre de la stratégie industrielle, nous avons procédé au renforcement des mesures de contrôle, notamment en matière de Douanes, avec la mise en place de la notion de la récidive concernant la sous-déclaration et des seuils qui ne peuvent pas être dépassés dans ce cadre, sous peine de sanctions ». Selon le ministre, un grand intérêt sera également accordé à l’apurement des arriérés des entreprises, l’amélioration des délais de paiement et au maintien de l’effort de remboursement de la TVA.

S’agissant de l’Emploi, le PLF 2015 préconise l’introduction de 3 mécanismes importants, en l’occurrence la révision du programme « Idmaj » afin d’améliorer le taux d’insertion des chômeurs, l’institution d’un nouveau mécanisme en faveur des entreprises nouvellement créées, de sorte à ce que les cinq premiers employés embauchés soient exonérés du paiement de l’impôt sur le revenu à hauteur d’un salaire de 10.000 DH, la part et les cotisations patronales seront ainsi prises en charge par l’Etat.

Amélioration du système de l’auto-entrepreneur

Il s’agit également de l’amélioration du système de l’auto-entrepreneur en étendant son champ d’intervention et simplifiant les procédures à travers l’auto- déclaration. Dans un cadre lié, M. El Idrissi a relevé que les réformes structurelles ainsi que l’élargissement et l’ajustement des stratégies sectorielles devraient mettre notre économie sur un nouveau palier de croissance.

Concernant l’exercice en cours, le ministre a noté que le taux de croissance annuel devrait se limiter à 3,5 % au lieu de 4,2 % prévu initialement et ce, tenant compte des résultats des comptes nationaux trimestriels relatifs au 1er trimestre de l’année, de la reprise constatée à partir du deuxième trimestre et d’une évolution moins favorable que prévu de l’économie mondiale.

« L’année 2014 sera relativement meilleure que 2013 même si les incertitudes subsistent par rapport à la croissance dans la zone euro et par rapport au contexte géopolitique international ».

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